Ma vie avec Hubert

J'ai l'impression d'avoir dû attraper
Le pompon au manège, surexcitée
J'y étais presque, presque, mais il a filé
Et trépigne en haut, pour me narguer
Ce sera le prochain tour, non, encore raté...
Puis, un saut mieux ajusté, je l'ai enfin saisi ! 
Éclatée, qu'importe, ainsi étais-je payée
D"uu passé aboli
La misère ! 
Le roi du  Liban, pensez, j'étais si fière ĺ
Mais on ne sait d'où surgi, 
D'une bronca de cors, mais de cors à dix voix 
Tonna l'enfer 
De chasse à courre : je ne le méritais pas,
Ce magnifique pompon, ce superbe Hubert,
À la fabrique de banquiers il le fallait rendre !
Et je dus dégainer, esquiver, me fendre
Vent debout de bruit et de fureur
En garde, Lacuzon et Saint Pierre
A droite, à gauche, devant, derrière, ..
Mais de piques lacérée à coeur
Accablée, j'ai lâché la rapière
Et retournai chez moi mourir en paix
Guerrière 
Exsanguinée, qui, cela, l'avait bien mérité..
Et j'ai découvert alors qu'on m'aimait..
------------
J'ai un peu perdu les rames
Le dilemme que tu M'IMPOSES retrouvé
Que tu m'as toujours plus ou moins imposé
T'aimer, être heureuse, vivre une vie de femme
De mère et même de ménagère, belle...

J'ai rampé, soumise, Paris ? 
D'accord si tu voulais, un taudis ?
Le bébé était là, trois mois seulement,  
 Bien sûr puisque c'est éphémère ... 
Le Midi ? il y a les vacances scolaires
Et puis finalement, ça a duré vingt ans

Et puis l'argument change, s'infléchit
C'est le désespoir qui couve
D'une innocente délaissée, sacrifiée
Une salope j'étais si je bichais

Du coup le suis je devenue ?
Vamp de pacotille, vengeance crue
Peut être parfois, c'est amusant, 
Mais il ne faut pas adultérer le diamant

Le transformer en circophéne
Faire d'une gentille qui cherchait une vie
Une Anne Boleyn de scène 
Que tu ne pouvais même pas décapir

Oui je suis partie, mais pouvais- je rester
Souffrance intolérable, mon, NOTRE bonheur 
Contre la haine sourde enfoncée au coeur
Accablée, misérable, pour respirer ? 

Et puis il y eut Tonnerre, la merveille d'une nuit
Enfin ! C'était gagné, c'était fini
Et le lendemain tu es parti.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Syndrome de Stockholm texte entier

En vrac, montagne, animaux, vel d'hiv ...

En vrac, barre des Cévennes ; les chiens interdits aux Cordeliers ! ; une avocate pour animaux ; les japonais qui ne tuent pas les arbres dont ils prennent le bois ! Réponse à Jeanine, les connards sont tjrs les plus visibles ; les gens qui abandonnent leur chien ; la souffrance des mouches collées ; le capitaine Pierret, héros du vel d'hiv ; héros et héroïnes pilotes de canadairs ; avoir un chien c'est devoir le défendre ! La psychiatrie rend fou , pour Josée, sacrifiée de famille qui a refusé les médocs et guéri