Digne, indigne, des mots à double sens opposés, une maladie particulière, la banquophobie et l'administrativophobie


 Des mots à double sens TRÈS gênants ! À ÉVITER svp. Perso je vis INDIGNEMENT considérant que vivre DIGNEMENT (j'entends confort télé bagnole pour aller pisser restau ski et autres SIGNES EXTÉRIEURS DE DIGNITÉ) est INDIGNE (compte tenu entre autres de l'état de la planète qui crève de notre vocabulaire abusif intrusif MEEEEERDEEEE )Autre phrase historique : '' si tu prends des types qui acceptent 5000€/mois t'auras que des minables'' ...

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Mes amis ... merci de tout coeur mais je suis née le 29 mars 1948, une erreur de FB à mon encontre comme il y en a un paquet, notamment cette fameuse ''cagnote'' que je n'ai jamais initiée (j'en serais bien incapable) et dont 'on' me rappelle régulièrement qu'elle n'est ''pas terminée'', et d'autres, pardon j'ai un pb de ... comment dire ? Incapacité administrative...  qui me bloque durement y compris pour des affaires  bien plus importantes qui me nuisent ..  je n'ose pas ... bref c'est une maladie comme une autre, finalement, pas si grave je ne m'en plains pas trop quand elle ne nuit à personne... sauf à moi. Pour le reste je suis plutôt courageuse, pas chochotte pour deux ronds, allez comprendre ...

Enfin si, moi je comprends (1)  mais ça ne résout rien, car entre comprendre et guérir il y a une marge ... 

(1) ma mère voulait se suicider chaque fois qu'elle ouvrait ses livres de 'comptes' qu'elle tenait scrupuleusement. Chaque fois que je la voyais entrer dans son bureau et ouvrir son secrétaire, un grincement spécial qui me fait encore horreur, je crevais d'angoisse. Car elle sortait régulièrement, désespérée, se tenant la tête entre les mains , ''on n'y arrivera jamais avec l'emprunt, je ne peux pas'' ou ''je préfère lâcher, tu iras chez Grand mère au moins tu mangeras à ta faim'' ... 

Je me suis alors jurée de ne jamais en faire (d'emprunt) et de vivre avec peu, presque rien, en ascète... d'où ma haine de l'administratif, des banques et, ce qui est tout à fait contradictoire ! de ne jamais JAMAIS FAIRE VIVRE ÇA À MES ENFANTS ! 

Je suis donc, comme elle l'observait dès le départ ! avec l'humour cynique désabusé mais percutant et désopilant* qui lui était propre ''tu es une prolo qui a eu des enfants de bourgeois... méfie toi quand même, tu en fais trop et ils te mépriseront peut être un jour'' ....  Mmmm... elle avait PRESQUE toujours raison. Devenue riche, elle en avait autant contre Bernadette, en moindre, Sylvie, (à laquelle elle concédait l'excuse de la grande pauvreté en col blanc, ça, elle connaissait ! ) et en pire, Adèle** ... et tous ses suffrages à Maïa voire même à Gérard*** et Jean... oui, Lydie avait PRESQUE toujours raison.. hélas.

* Ainsi quand Adèle (portugaise, d'origine très pauvre) imposa à David, pour leur fille, la boîte de curés (en plus, NULLE) se disant chic, refusant le lycée certes d'un niveau très moyen mais quand même moins minable, Lydie s'exclama sobrement : ''forcément, à Sainte Clotilde, il y a moins de portugais!'' 

** Elle l'avait cernée dès le départ ("crois-tu qu'elle aurait regardé David s'il ne s'était pas appelé Bonaure de ... ?'') Gênante elle était, Lydie, par son cynisme clairvoyant faussement nature. Mais jamais malveillant. La suite lui donna hélas raison. 

*** Gérard, un prétendant mien, qui, à sa question un peu ... insistante ! --- Vous qui refusez le travail, comment donc comptez vous vivre alors ?'' lui rétorqua :  ---- Mais aux crochets de votre fille bien sûr, elle, elle adore travailler ...'' une phrase historique dans la famille, mais qu'elle aimait bien .. peut être parce que seul il avait osé l'affronter, mine de rien, sans hausser le ton.

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